
La catastrophe de Deepwater Horizon révèle d’abord notre dépendance au pétrole. Face à l’épuisement des ressources pétrolières, le forage en eaux profondes (à plus de mille mètres de profondeur) s’avère être une solution de plus en plus classique : il représente 12% de la production totale de pétrole. Le golfe du Mexique est une des zones qui a connu la plus grande augmentation du forage en eaux profondes depuis les années 1990 - le nombre de barils produits a été multiplié par quarante en vingt ans - parfois au mépris du principe de précaution.
La marée noire montre ensuite la nécessité d’investir dans les énergies propres. Non pas en raison de son impact évident sur le développement environnemental et économique de la zone « contaminée », mais plutôt parce que son bilan carbone est très limité au regard de celui des industries manufacturières. Ainsi, le monde entier produit chaque année 8 milliards de tonnes de carbone, 5 000 fois plus que la composition en carbone de la combustion de 50 000 barils de pétrole. Autrement dit, nous émettons chaque année et sans aucune émotion autant de carbone que 5 000 marées noires.
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